Des fraises pour les visiteurs de la Maison d’Anne Frank

Des fraises pour les visiteurs

Photo : carte postale représentant des fraises et qu’Anne colla sur le mur de sa chambre

Samedi 8 juillet 1944 : c’est un joyeux après-midi pour les clandestins de l’annexe. Les protecteurs ont réussi à dénicher des cageots de fraises, une aubaine  exceptionnelle. Dans la cuisine du bureau, c’est une vraie cohue. Anne Frank “tremble d’excitation” à voir tout le monde laver et équeuter les fraises ; “Du moins, tout le monde était censé équeuter, il en finissait plus dans la bouche que dans le seau”, écrit Anne. Le reste des fraises est mis en conserve.
Aujourd’hui, dimanche 5 mai 2013, nous célébrons le Jour de la Liberté et nous nous remémorons  ce joyeux après-midi dans l’annexe en offrant des fraises aux visiteurs qui font la queue.

Anne parle régulièrement, dans son journal, de la baisse des provisions alimentaires dans l’annexe, et de la peine que se donnent les protecteurs pour trouver à manger. Les fraises, qui ont été dénichés via Opekta, sont une aubaine. “Nous mangeons du porridge à la fraise, du lait battu à la fraise, des tartines à la fraise, des fraises en dessert, des fraises au sucre, des fraises au sable. Pendant deux jours, on n’a vu danser devant nos yeux que des fraises, des fraises et des fraises. Puis le stock s’est épuisé ou s’est retrouvé sous clé, dans des pots”, écrit Anne.

Les huit clandestins sont pleins d’espoir et écoutent quotidiennement les nouvelles sur la BBC sur l’avancée des Alliés. Anne espère pouvoir retourner à l’école en octobre. Cependant, le 4 août 1944, les clandestins sont dénoncés. Les protectrices Miep et Bep réussissent à sauver les feuilles du journal. Lorsqu’Otto Frank revient seul des camps, et qu’il apprend peu après la mort de ses deux filles à Bergen-Belsen, Miep lui remet les feuilles du journal. Après quelques hésitations, Otto décide finalement de réaliser le souhait de sa plus jeune fille et publie son journal.